ROBES DU DIMANCHE

ROBES DU DIMANCHE


ROBES DU DIMANCHE


Robes de caresses,
Robes de richesses,
Donnez nous l'ivresse.


Tournoyez pour moi robes blanches,
Apportez moi de grands frissons.
En remontant en haut des hanches
Découvrez vos jolis jupons.


Belles robes d'antan.
Robes de vos printemps.
Robes de vos vingt ans.


Comme tous ces très beaux dimanches
Courent après vous ces beaux garçons.
Je dois bien retrousser mes manches
Pour impressionner ces fripons.


Robes libertines.
Robes bien coquines.
Robes très divines.


Seul comme un papillon de nuit
Je veillais sur vous sans un bruit.
Epris de vous comme un vieux fou
J'étais devenu un jaloux.


Robes décolletées.
Robes pour vos soirées.
Robes de mariées.


En me réveillant dans l'église
Les bras tenus par ma promise
Je rêvais de ces robes blanches
Qu'elles portaient souvent le dimanche.


Robes jusqu'aux fesses.
Robes de jeunesse.
Robes de grossesse.

JOEL

# Posté le dimanche 23 novembre 2008 08:32

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 06:24

Tu es ma conscience

Tu es ma conscience

Tu es ma conscience

Je reviens sans cesse et je reste prostré devant ton blog. Est-ce que tu me fais peur ? Pourtant tu es une femme et je suis un homme. De corpulence je me sens plus fort que toi. Ai-je peur de toi ou ai-je peur de moi ? Ai-je peur que mon passé me rattrape ? Ai je peur de ma vie ? Ai-je peur de la vieillesse ? Ai je peur de ne plus être aimé ? Tout se trouble en moi, tout s'embue devant mes yeux, de la ouate envahit mon cerveau comme si cela agissait pour me faire oublier un mal. Mais quel mal ? Que c'est dur de pleurer la nuit, d'avoir des nuits agitées, de se réveiller en sursauts et tout en sueur, de voir toujours ce passage de film qui te trouble.
Dans ton esprit, dans tes rêves tout est noir. Bien noir et lugubre. Tu as peur, trop peur. Esseulé tu luttes, toujours cette lutte. Tu cries, tu te débats, Tu voulais mourir et là tu veux vivre. Ce film tu le connais par c½ur, c'est toujours le même film sur ta peur. Tu es loin d'être courageux, tu es un lâche. Tu as peur de la mort, de ta mort. Quel lâche ! Ta vie tu n'en voulais plus, tu l'as tellement gâchée que tu veux t'en aller, disparaître. Quand c'est le moment de rendre des comptes, pris devant le fait tu te bats. Le combat est inégal. O oui qu'il est inégal ! Que faire devant ses flots déchaînés qui te noient ? Tu te mets à hurler que tu regrettes le mal que tu as fait ; que tu désires à l'avenir d'être meilleur ; que tu vas te combattre et avancer ; que tu vas construire une autre vie si tu t'en sorts. Encore des promesses et toujours des promesses. L'habitude de tricher quoi ! Je suis un homme cela se voit. Non !
Ce soir je reviens plus détendu et je me dis que cette peur venait de moi, que plus je me renfermerais et plus j'aurais peur. Tes mots m'ont touché, m'ont remué. Tes mots m'ont fait comprendre qu'il faut que j'aille de l'avant, que j'arrête de pleurer sur mon sort, sur ma tragédie. La vie est faite de hauts et de bas et que l'on peut s'en sortir. Le tout c'est de pouvoir et surtout de le vouloir. Je le peux et je le veux !
Pendant que j'écris ces lignes mes yeux larmoient. Que c'est dur de retenir ses larmes, mais cela fait du bien quand elles coulent et nettoient mon c½ur. Belles larmes chassez les mauvais souvenirs et laissez place au bonheur ! Que cela fait du bien de pleurer mais devant toi en ai-je le droit ? Qui es tu pour me juger ? Qui es tu pour me contre dire ? Qui es tu pour vouloir me guider ? Tu es ma conscience, ah oui je vois ! Tu veux savoir la vérité au sujet de cette terrible nuit. Mais toi seule la connais et tu sais ce que veut dire le mot lâcheté.
Dois je laisser ce mal et ce souvenir m'emprisonner, me rendre esclave de ma conscience, de la vérité, de ma vérité ? Non je dois m'en débarrasser, je dois continuer de vivre comme jusqu'à présent. Ce n'était qu'un accident ! Qu'un simple accident du à notre maladresse. Je l'admets. Je le reconnais.
A présent je me réveille, je me sens bien, très bien même. Que c'est t'il passé ? A oui je crois que j'ai rêvé. Oui c'est cela un mauvais rêve, mais je vais vite l'oublier.
Non je n'ai plus peur de toi, de tes mots. Je sais que tu voulais que je parle. Tu voulais que je me montre courageux. Je pense que je l'ai fait. Oui je viens de le faire. Tu ne sais pas quoi et bien d'un coup je me sens grandir. Oui grandir et me comporter en homme. Si d'avoir le courage de reconnaître ses propres erreurs c'est être un homme alors je le suis.
Pendant des années j'ai pensé comme ce que je t'ai raconté dans ce texte. Pendant des années je suis resté pleurer sur mon sort et cela m'a poussé à commettre bons nombres d'erreurs. Je voudrais te dire mon amie que je m'en suis sorti vainqueur. Aujourd'hui je garde cette histoire en mémoire pour ne pas oublier d'où je viens et surtout les maladresses que j'ai commis, mais sache que je vis en hommes heureux et quand je veux m'amuser je m'amuse. Mon histoire je m'en sers pour la raconter à celui ou à celle qui souffre et qui se plaint tout le temps pour leurs montrer que d'autres peuvent être plus malheureux et que l'on peut s'en sortir même face à la mort.
Aujourd'hui je suis heureux d'avoir fait ta connaissance ma conscience. Très heureux. Ma vie n'est pas faite que de remords et de tristesse je peux en sourire et rire aussi. Je me sens bien dans ma peau,
et toi ? Tout ce que je t'ai marqué était il le fruit de mon imagination, était ce un rêve ? Moi seul le sais.
Alors pour le moment et pour fêter mon soit disant courage alors viens et rions : ha ! Ha ! Ha ! Ha !
Joel

# Posté le lundi 02 novembre 2009 06:42

Modifié le lundi 02 novembre 2009 12:49

VOYAGE DANS UN REVE.

  VOYAGE DANS UN REVE.

Pour toi mon amie Héléna

Voyage dans un rêve

Des paroles étranges m'interpellèrent, pas à pas je me dirigeais vers la provenance de la voix. Arrivé près d'une porte dissimulée dans la haie d'un jardinet, une jeune fille au visage familier m'attendait. Elle me prit par la main, m'expliqua qu'elle voudrait me présenter un de ses plus beaux rêves. Afin que celui-ci se déroule et se réalise dans ce nouveau royaume, il faudrait que je rêve en même temps quelle pour qu'elle reste au paradis des rêveurs, une fois franchi le porche , pris dans un tourbillon interminable, je me trouvais sur la CONSTELLATION de HENALE.

Ce nouveau ciel, féerique à la limite du comique vu par un humain qui n'est pas habitué à voir un tel spectacle, s'illuminait d'astres plus gros que le soleil qui roulaient sur eux même sur leurs axes. Ce firmament dans son sommeil nous offrait un feu d'artifice d'étoiles filantes, un défilé de planètes en tout genre, colorées, difformes, réfléchissantes de lumières, et de plus en plus belles.

Ici, bizarrement la nature est toujours concillante, toujours en éveil, elle se transforme suivant notre humeur du moment. Par la pensée les saisons changent, les intempéries se commandent à notre gré. Des bois remplis d'arbres aux quarante souhaits, descendant leurs branches pour nous servir avec abondance des fruits magiques aux goûts exquis, aux parfums souhaités, s'étendent à perte de vue.


Dans ce royaume où les rois habitent des maisons de papiers mâchés, de cartons ; où les pauvres font l'aumône aux riches ; où les chênes se plient volontiers devant les roseaux, faisant leur révérence ; où le seigneur se met au service de la fraternité, tous sont unis autour d'une même idée, combattre le mal et la pauvreté. Ici nos rêves apparaissent comme une image réelle et se concrétisent comme telle ; où les gens marchent aisément sur leurs mains quand ils se sentent épuisés ; où on arrête le travail aisément quand on veut mieux s'amuser, nos ombres nous remplaçant pour accomplir notre tache, car les habitants ont le temps, les horloges ne comptent plus les secondes, l'heure n'a pas d'importance. Dans tous les villages règne la gaîté, des gens heureux font la fête sans cesse, se prenant par les mains, dansant en grandes farandoles du levant au couchant. Pour les moins fatigués et les plus résistants s'en suivent de longues nuits de romantisme, d'étreintes prolongées, de caresses interminables, d'actes d'amour. Comme par enchantement, pour tous ces couples, les fleurs en forme de trompettes sonnent l'hyme à l'amour. Au petit matin des carrosses couleurs de nacre conduis par des nobles et les princes servant de laquets s'arrêtent devant les lieux de réjouissance pour raccompagner les convives éreintés. Suite à ces nuits de plaisirs, pour requinquer les plus atteints par manque d'habitude, les ôtes distribuent des boissons de leur composition faites d'un mélange de nectar de pétales et de safran se trouvant dans ces lieux mystérieux, aux parfums de liberté, de bien être et d'amour. Déjà les vapeurs des mélanges agissent sur les individus et ceux-ci sont déjà prêts à recommencer leurs déboires jusqu'à la nuit prochaine.

La jeune NAHELE en tenue de cavalière m'accompagna dans les terres hautes. Comme des lucioles, les plantes lampions de leurs boutons fluorescents nous signalent le chemin. Sur notre passage les fleurs aux corolles arrondies, de leurs cymbales accompagnent le chant des oiseaux de ce paradis. Nous arrivons dans de vastes plaines aux pâtures verdoyantes s'étendant sur l'horizon à perte de vue, dominées par une chaîne de montagnes où, étagées, de grandes cascades d'eau descendent comme des grappes d'argent giclant leurs perles de lumière en nous souhaitant la bienvenue sur le territoire adjacent. Quel spectacle ! Quelle beauté ! Quel lieu insolite ! De quoi faire rougir un paysage islandais.



Au loin à la limite du ciel se distinguaient des volutes de poussières émises par le galop d'une horde de chevaux sauvages, libres comme le vent qui se dirigeaient vers notre position. Arrivés à notre hauteur ils ralentirent leur pas et se mirent à nous encercler, ne nous laissant aucune alternative que de nous laisser surprendre et d'obéir à leur volonté. Ma jeune amie se rapprocha du chef du troupeau, le caressa à l'encolure, lui adressa quelques mots à l'oreille. Lentement elle me dévisagea, vint se blottir chaleureusement dans mes bras. « Je suis arrivée à destination mon tendre ami, ici revivent les âmes des chevaux, ils ont besoin de mon affection, de mes soins. Je dois te laisser pour accomplir mon rêve, embrasse pour moi tous ce que j'aime et dis leur que je suis heureuse. Je ne t'oublierai jamais ». S'accrochant à la crinière elle monta énergiquement sur sa monture, me renvoya un joli baiser de la main. Rapidement tout le troupeau s'éloigna pour aller se perdre à l'horizon par où il était venu.

Resté seul un long moment dans ces verts pâturages, je m'allongeai dans l'herbe tendre pour méditer au sujet de mon aventure où exténué par ma longue marche, je m'assoupis.

« NAHELE ! NAHELE ! » Brusquement je fus tiré de mon sommeil mon épouse venait juste de me réveiller, resté seul allongé pour un instant sur notre lit je m'étais assoupi. Je repensais à ce fameux rêve et je me mis à sourire, avais je vraiment rêvé. Ce qui fut étrange c'est que le soir, étant resté sans nouvelles de mon amie pendant quelques jours, la jeune fille communiqua avec moi le soir même.



Joel

# Posté le samedi 22 novembre 2008 13:52

Modifié le samedi 31 octobre 2009 14:08

Bien au chaud

Bien au chaud
Pour toi


Bien au chaud

Depuis la soirée la tempête faisant rage,
Dans les vieux arbres continuent son ravage.
Les plus valeureux chênes aux nombreux n½uds craquants,
Trop secoués perdent leurs feuilles et tous leurs glands.

Les bois coupés attendaient dans la cheminée
Que les maîtresses flammes viennent les lécher.
Jaloux comme des maris qui voudraient épier
Les vents se déguisent en volutes de fumées.

Bien frigorifiée, tremblante par ce grand froid
Pour te réchauffer viens te blottir contre moi.
Dans ce lit la chaleur dégagée sous les draps
Nous invite à continuer nos beaux ébats.

Par les persiennes s'échappent les hurlements
Provoqués par ces courants d'air en imitant
La haute symphonie de nos rugissements,
Rythmant notre douce musique sur leur chants.

A l'aube Dame Nature s'est réveillée
En veillant sur tous les amants bien enlacés.
Les braises crépitent en bas de la cheminée
Toutes chaudes comme les amours consommés.

Brûlant ses ardeurs la tempête s'est calmée,
Là tout le monde fait la grâce matinée.
Afin que les amoureux finissent leur nuit,
Marchons à pas de velours sans faire de bruit.

Joel

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 18:00

Un joli rêve

Un joli rêve


Un joli rêve


Voila peut être que tu ne me croiras pas
J'ai fait un joli rêve mon gentil papa.
Dans un autre univers je nous voyais ensemble
Nous imaginant tous les deux mon coeur en tremble.

Pour mon seul plaisir et pour accomplir mes rêves
Un grand vaisseau nous le construirons sur la grève.
La coque sera faite en assemblant des noix
Par milliers et on la surmontera d'un toit.

Le bel emblème de notre fanion sera
« L'amour sur notre terre » mon gentil papa.
Allons dis moi vite crois tu au féerique
Ce joli monde étrange où tout devient magique.

Rendons la vraiment belle sans cette misère
Je ne vois aucun mal d'essayer de le faire.
L'intérieur divisé en grands compartiments,
Recevra ainsi les divers assortiments.

Voguons propulsés par notre imagination.
Comprenons, assumons, ramassons, nettoyons,
Ecumons ces foyers de leurs travers hostiles,
De leurs pamphlets et ricanements imbéciles.

Remplissons bien nos cales de leurs avarices,
De toutes leurs attitudes qui les mènent aux vices.
Confisquons ces mauvais mots de vulgarité,
Ces idioties menant à la méchanceté.

Rétablissons l'équilibre entre les humains
Que chacun reçoive sa part égale en biens.
Entassons tous les sentiments nuisibles
Qui nous affaiblissent à leurs caprices pénibles.

Eloignons le tout jusqu'au fin fond de l'espace,
Faisons cet effort pour conserver notre race.
Parcourons autant de voyages désirés
Pour que nos rêves puissent se réaliser.

Un jour peut être apparaîtra ce bel amour
Dont veulent la plupart des êtres pour toujours.
Même si les hommes toujours au loin explorent
Le rêve nous emportera plus loin encore.

Faisons de notre action une belle victoire.
Pour la réaliser moi je veux bien y croire.
Si le bateau ne tient pas mon gentil papa,
Nous en reconstruirons d'autres ne t'en fais pas.

Joel

# Posté le samedi 24 octobre 2009 17:33

LA VISITE DES MOTS

  LA VISITE DES MOTS
Pour une amie que j'aime


La visite des mots

Recroquevillée en position de f½tus, se protégeant du monde extérieur, plongée de son sommeil profond au pays des songes, seule, blottie dans son grand lit tout chaud, cette jeune femme ronronne. Silencieuse la pièce où elle couche laisse refléter une lueur bleutée qui illumine les murs tapissés de la chambre. Sur l'écran de l'ordinateur resté allumé peut se lire la page d'un poème gracieusement offert, écrite avec des mots simples, écrite avec émotions, avec c½ur : « Visite des mots » poème confectionné par amitié et tapé pour elle. Les mots dansent sur cet écran, mots de tous les jours, simples, magiques, qui lui font vibrer le c½ur ; qui la transportent dans un autre univers, dans son univers ; sur un autre nuage, son nuage ; des mots qu'elle attend ; des mots dont elle rêve. Dans la journée ces mots ravivent ses sens, réchauffent son sang, ravigotent son humeur, partagent son bonheur, réactivent son ardeur, la réconfortent dans ses peurs, la motivent dans ses attentes. La nuit ces mots l'allègent de ses souffrances ; l'accompagnent dans sa nuit étoilée ; l'enveloppent dans son manteau protecteur contre le monde extérieur, contre toutes attaques, contre elle-même, contre ses craintes, contre ses cauchemars agressifs, méchants et sournois. Ces mots bercent son sommeil ; cicatrisent ses plaies ; anesthésient ses douleurs. Elle dort paisiblement, déguste mes mots.

- Chut, les voyelles, ne faites pas de bruit, vous allez réveiller notre amie endormie ! Les lettres sur l'écran se mettent à bouger. Les consonnes plus lourdes écrasent les voyelles, marchent sur leurs pieds. Ressaisissez vous, soyez ordonnées ! Une à une elles descendent de l'écran, les phrases des paragraphes se défont, sur la page s'effilochent, les vers tant travaillés diminuent, se ratatinent. Les majuscules écrites avec amour dominent les voyelles légères et frivoles, de leurs jambes immenses les commandent, coiffées de leurs accents circonflexes comme des gendarmes, de leurs voix aigues et graves leurs ordres fusent : - Restez groupées ! Ne sortez pas de la chambre notre temps est compté !

Les A encore tout jaloux de voir les B amoureux des C s'amusent à les accrocher, à leur faire des croches pieds. Les C chamailleurs, canailles, complices entre elles taquinent les D qui elles décontractées désinvoltes poussent les E qui se vantent d'être trop heureux. Les élégants F flamboyants de leurs c½urs de feux et de flammes de quelques flammèches brûlent les fesses des G qui gesticulent sous les brûlures. Les H s'unissent aux I pour bien s'amuser, incontrôlables ensembles s'enmourachant des points d'exclamation, rigolant de tout et de rien. Les J traînent leurs jambes voulant rattraper les K qui klaxonnent d'impatience et les pressent de se mouvoir plus vite. Les L plus volages frôlent les cuisses des M et des N qui devant les autres, impudiques, ne demandent pas mieux que de profiter du moment. Les O outrés, surpris, la bouche grande ouverte se bouchent le nez derrière les P qui relâchent les essences d'encre mal évaporées. Les Q tournent leurs têtes en guise de protestation, de peur d'être accusés des méfaits qui pour une fois ne les incombent. Les R restent attacher aux S et aux T pour former les mots rester, les trios inséparables veulent vivre ensembles heureux et unis. Les U frileux cherchent la chaleur que les V dégagent de leurs rayons dans leurs entourages. Les W plus encombrants se déplacent nonchalants. Les X secondés par les Y se battent avec les Z qui se vantent d'être des Zoros et veulent remplacer la deuxième lettre par un é.

A la queue leu leu à pas désordonnés les lettres s'avancent, murmurant, pouffant de leurs rires, s'amusant à leurs façons, jalousant leurs voisins, se battant avec les vantards, mais s'unissent pour faire un paragraphe de vers et de prose, pour exprimer la joie ou le malheur, pour décrire le bien et le mal, l'amour et la souffrance, la liberté ou la crainte.

Réussissant à réunir ce petit monde les mots ingurgités dans la journée pénètrent tant bien que mal dans ses doux rêves, cherchant tout au long de la nuit à bercer son sommeil, à la couvrir de la chaleur de ces mots, à faire chanter ces vers comme le murmure d'un refrain, comme le clapotis laissé par l'eau d'un ruisseau, comme le beau chant de nos somptueux oiseaux nous offrant leurs louanges. Les T en troubadours content leurs poésies incrustant la douceur des mots en symphonie, apaisant cette douce âme reposée pour cette nuit avec elle-même. Les V invitent les A à valser accompagnants les F dans leurs grandes farandoles. Les M de leurs tendres musiques agacent les R qui veulent plus de gaieté, plus d'entrain, avides de rock. Ne tenant pas la cadence les C chahutent avec les D qui prennent cet intermède pour une délivrance. Les sons S ronronnent aux rythmes de cette poitrine qui se soulève, les I s'accordent avec les H pour écouter les battements de son c½ur. Les B s'interrogent devant la beauté de ces rêves si purs, de ces rêves qui s'apaisent en leurs présences comme s'ils se couvraient du monde extérieur pour se protéger de toutes négations, profitant du moment qui passe, oubliant les cauchemars, voulant vivre au présent, faisant des projets concrets, goûtant au mieux cette vie mouvementée qui passe, surmontant les soucis, les angoisses, les calomnies qui rabaissent. Les V veulent vivre toutes les nuits des moments si câlins prenant notre hôte en affection, demandant à son auteur de recommencer de nouveaux textes, de les faire sortir plus souvent de son c½ur, de son esprit, de sa vie pour les offrir à ces amies qu'il aime, qu'il veut protéger non pour une simple nuit mais pour le reste de sa vie.

Doucement l'aube pointe son nez, bien fatiguées par cette nuit blanche les lettres reprennent position sur l'ordinateur. La femme se réveille tout lentement, étirant ses bras menus, baillant à qui mieux mieux. Dans son esprit quelque chose la tracasse, elle s'interroge, se demande si une présence la surveillait durant cette longue nuit. Surprise de voir son écran allumé, son corps s'en approche, ses yeux surprennent une image qui bouge comme si cette image vivait, reprenait vie pour lui dire je suis là, elle relue lentement mon texte « La visite des mots » et se mit à sourire. De cette présence elle a vite compris.



Joel

# Posté le dimanche 26 octobre 2008 11:18

Modifié le vendredi 16 octobre 2009 16:28

L'AMOUR AVEUGLE

   L'AMOUR  AVEUGLE
L'amour aveugle

Subitement vers toi je tombais amoureux.
Je t'offrais ma main, je t'offrais mes yeux tous bleus.
Aveuglé par l'amour j'aurais tout sacrifié,
Mais plus forte que moi tu as su résister.

J'oubliais que femme vivait à mes cotés.
Je sais que le temps lui fera me pardonner,
Lui offrant mon grand amour pour l'éternité,
Dans cette belle église nous nous étions mariés.

Le temps passe et les cloches de l'amour sonnent,
Au plus profond de mon c½ur son ton raisonne,
Et dans mes yeux bleus me redonnent la lumière
Me rappelant les gens que je laissais derrière.

Là je prends ma vie comme une chanson d'amour,
Où les images défilent de jour en jour,
Car vois tu je n'ai jamais cessé de t'aimer.
Mon grand amour s'est transformé en amitié.



Joël

# Posté le samedi 22 novembre 2008 13:57

Modifié le mardi 20 octobre 2009 14:17