Tu es ma conscience
Je reviens sans cesse et je reste prostré devant ton blog. Est-ce que tu me fais peur ? Pourtant tu es une femme et je suis un homme. De corpulence je me sens plus fort que toi. Ai-je peur de toi ou ai-je peur de moi ? Ai-je peur que mon passé me rattrape ? Ai je peur de ma vie ? Ai-je peur de la vieillesse ? Ai je peur de ne plus être aimé ? Tout se trouble en moi, tout s'embue devant mes yeux, de la ouate envahit mon cerveau comme si cela agissait pour me faire oublier un mal. Mais quel mal ? Que c'est dur de pleurer la nuit, d'avoir des nuits agitées, de se réveiller en sursauts et tout en sueur, de voir toujours ce passage de film qui te trouble.
Dans ton esprit, dans tes rêves tout est noir. Bien noir et lugubre. Tu as peur, trop peur. Esseulé tu luttes, toujours cette lutte. Tu cries, tu te débats, Tu voulais mourir et là tu veux vivre. Ce film tu le connais par c½ur, c'est toujours le même film sur ta peur. Tu es loin d'être courageux, tu es un lâche. Tu as peur de la mort, de ta mort. Quel lâche ! Ta vie tu n'en voulais plus, tu l'as tellement gâchée que tu veux t'en aller, disparaître. Quand c'est le moment de rendre des comptes, pris devant le fait tu te bats. Le combat est inégal. O oui qu'il est inégal ! Que faire devant ses flots déchaînés qui te noient ? Tu te mets à hurler que tu regrettes le mal que tu as fait ; que tu désires à l'avenir d'être meilleur ; que tu vas te combattre et avancer ; que tu vas construire une autre vie si tu t'en sorts. Encore des promesses et toujours des promesses. L'habitude de tricher quoi ! Je suis un homme cela se voit. Non !
Ce soir je reviens plus détendu et je me dis que cette peur venait de moi, que plus je me renfermerais et plus j'aurais peur. Tes mots m'ont touché, m'ont remué. Tes mots m'ont fait comprendre qu'il faut que j'aille de l'avant, que j'arrête de pleurer sur mon sort, sur ma tragédie. La vie est faite de hauts et de bas et que l'on peut s'en sortir. Le tout c'est de pouvoir et surtout de le vouloir. Je le peux et je le veux !
Pendant que j'écris ces lignes mes yeux larmoient. Que c'est dur de retenir ses larmes, mais cela fait du bien quand elles coulent et nettoient mon c½ur. Belles larmes chassez les mauvais souvenirs et laissez place au bonheur ! Que cela fait du bien de pleurer mais devant toi en ai-je le droit ? Qui es tu pour me juger ? Qui es tu pour me contre dire ? Qui es tu pour vouloir me guider ? Tu es ma conscience, ah oui je vois ! Tu veux savoir la vérité au sujet de cette terrible nuit. Mais toi seule la connais et tu sais ce que veut dire le mot lâcheté.
Dois je laisser ce mal et ce souvenir m'emprisonner, me rendre esclave de ma conscience, de la vérité, de ma vérité ? Non je dois m'en débarrasser, je dois continuer de vivre comme jusqu'à présent. Ce n'était qu'un accident ! Qu'un simple accident du à notre maladresse. Je l'admets. Je le reconnais.
A présent je me réveille, je me sens bien, très bien même. Que c'est t'il passé ? A oui je crois que j'ai rêvé. Oui c'est cela un mauvais rêve, mais je vais vite l'oublier.
Non je n'ai plus peur de toi, de tes mots. Je sais que tu voulais que je parle. Tu voulais que je me montre courageux. Je pense que je l'ai fait. Oui je viens de le faire. Tu ne sais pas quoi et bien d'un coup je me sens grandir. Oui grandir et me comporter en homme. Si d'avoir le courage de reconnaître ses propres erreurs c'est être un homme alors je le suis.
Pendant des années j'ai pensé comme ce que je t'ai raconté dans ce texte. Pendant des années je suis resté pleurer sur mon sort et cela m'a poussé à commettre bons nombres d'erreurs. Je voudrais te dire mon amie que je m'en suis sorti vainqueur. Aujourd'hui je garde cette histoire en mémoire pour ne pas oublier d'où je viens et surtout les maladresses que j'ai commis, mais sache que je vis en hommes heureux et quand je veux m'amuser je m'amuse. Mon histoire je m'en sers pour la raconter à celui ou à celle qui souffre et qui se plaint tout le temps pour leurs montrer que d'autres peuvent être plus malheureux et que l'on peut s'en sortir même face à la mort.
Aujourd'hui je suis heureux d'avoir fait ta connaissance ma conscience. Très heureux. Ma vie n'est pas faite que de remords et de tristesse je peux en sourire et rire aussi. Je me sens bien dans ma peau,
et toi ? Tout ce que je t'ai marqué était il le fruit de mon imagination, était ce un rêve ? Moi seul le sais.
Alors pour le moment et pour fêter mon soit disant courage alors viens et rions : ha ! Ha ! Ha ! Ha !
Joel